Meta Théthé : quand le travail agricole rime avec dignité et indépendance

Dans le territoire de Lupatapata, à une trentaine de kilomètres de Mbujimayi (Kasaï Oriental), vit Meta Théthé, une femme d’une trentaine d’années, mère de cinq enfants. Chaque jour, on la retrouve à la ferme Mwanza Kanshama, dans le secteur de Mulenda, où elle égraine le maïs à l’aide d’un dispositif ingénieux : un égreneur fabriqué à partir d’un vélo.

« Cela fait trois ans que je travaille ici. Grâce à ce travail, je peux nourrir mes enfants, payer leurs besoins essentiels et contribuer à la vie du foyer. Je reçois ma prime à temps, et mon ménage est soulagé », témoigne-t-elle, le sourire aux lèvres.

La ferme où travaille Meta n’est pas une ferme comme les autres. Elle bénéficie de l’appui du Programme d’Appui au Développement Rural Inclusif et Résilient (PADRIR), financé par le FIDA.

Cet appui se traduit par la mise à disposition de semences améliorées, notamment le maïs (variété Mus QPM), ainsi que de matériels aratoires adaptés.

 

Ces semences multipliées sur place sont revendues au PADRIR, puis distribuées aux ménages agricoles de la région, contribuant ainsi à améliorer la sécurité alimentaire et les revenus de centaines de familles rurales. En plus du maïs, la ferme produit également du manioc, du soja et du niébé.

Meta fait partie de la main-d’œuvre locale mobilisée quotidiennement pour assurer la réussite de cette exploitation. Son histoire illustre l’impact concret de l’appui du FIDA à travers le PADRIR : des emplois créés, une meilleure productivité agricole et des revenus stables pour les femmes rurales.

« Ce travail est bon, il faut être assidu. J’appelle d’autres femmes à aimer le travail, car le travail assure l’indépendance », affirme-t-elle avec conviction.

Au-delà de son histoire personnelle, Meta incarne la résilience et la détermination des femmes rurales du Kasaï Oriental. Grâce au soutien du PADRIR, elles trouvent non seulement des moyens de subsistance, mais aussi une voie vers la dignité et l’autonomie économique.

Dans les champs de Lupatapata, chaque grain de maïs séparé par Meta n’est pas seulement une production agricole : c’est une semence d’avenir, un symbole d’espoir et de développement inclusif.

Sahel NLANDU 

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