De Kindu à Kananga, le Projet d’Appui au Développement Rural Inclusif et Résilient (PADRIR) a franchi une étape décisive à travers une série d’ateliers et de formations accès sur la gestion de savoirs. Le projet a réuni du 30 octobre au 7 novembre 2025 l’ensemble de ses forces vives pour valider sa nouvelle stratégie de gestion des connaissances et renforcer les capacités techniques des acteurs de terrain.
Un pont entre théorie et pratique: Des expériences qui méritent d’être mieux rapportées.

L’enjeu était de taille : transformer les expériences vécues sur le terrain en un savoir partagé et durable. Ces sessions ont réuni un panel diversifié d’acteurs clés :
- Les délégués des Opérateurs d’Accompagnement de Proximité (OAP) ;
- Les responsables des services techniques de l’État, partenaires d’exécution ;
- Les experts et agents du PADRIR.
L’objectif central de cette itinérance entre Kananga et Kindu était de présenter et faire valider la stratégie de gestion des savoirs élaborée par le cabinet PROCASUR, tout en animant des sessions intensives de renforcement des capacités sur la capitalisation des expériences.

Le terrain comme laboratoire : de Kazumba à Kibombo
Loin de se limiter aux salles de conférence, la formation a pris tout son sens lors des descentes effectuées sur le terrain, notamment à Kabwe (Territoire de Kazumba, Kasaï Central) et à Kibombo (Maniema).
Sur place, les participants ont pu confronter les outils de gestion des savoirs à la réalité des producteurs. Ces visites ont permis de documenter des succès concrets, notamment au sein des Champs de Démonstration des Bonnes Pratiques Agricoles (BPA) de culture de maïs, Manioc et Riz.
Des résultats palpables : « Le semis en ligne change tout »
Les témoignages recueillis auprès des membres des groupements agricoles sont unanimes : les innovations techniques vulgarisées par le PADRIR portent leurs fruits.
« Avant, nous semions de manière traditionnelle, sans ordre précis, avec u gaspillage des semences. Avec l’appui du projet, nous avons appris le semis en ligne, la densité de semis et le respect des écartements. On voit déjà la différence sur la vigueur des plants. C’est une méthode qui va visiblement accroître notre production », confie Madame Marie de l’Association EKIMA (Maniema).
Ces techniques de culture simplifiées mais rigoureuses (densité de semis, entretien facilité, optimisation de l’espace) constituent désormais le socle du savoir à capitaliser pour assurer la sécurité alimentaire des régions concernées.
Vers une pérennisation des acquis
En validant cette stratégie de gestion des savoirs, le PADRIR s’assure que chaque succès local, chaque innovation technique et chaque leçon apprise ne restent pas isolés. L’idée est de créer une « mémoire collective » du projet pour que les bonnes pratiques agricoles puissent faire l’objet d’un partage dans la zone d’intervention du PADRIR.
Au terme de ce marathon, les acteurs sont désormais mieux outillés pour identifier, documenter et diffuser les solutions agricoles qui font la différence, garantissant ainsi un développement rural plus résilient pour les populations rurales.
La gestion de savoirs compte pour le PADRIR.
Renforcer la gestion des connaissances PADRIR, ce n’est pas seulement produire plus de documents. C’est donner de la visibilité aux efforts quotidiens des équipes et des partenaires ; offrir aux décideurs des exemples concrets pour orienter les politiques rurales ; permettre à d’autres projets de s’inspirer de ce qui marche vraiment.
Modeste MALESHENE
PADRIR
